Book-Emissaire

Une vie sans livres ne serait pas vivable...

Vendredi 28 octobre 2011 à 14:49

http://book-emissaire.cowblog.fr/images/18lunescouverturefrancaise.jpgGenre : Saga jeunesse - Amour & Fantastique (Tome 3)


Résumé : Entourés de Link, l'Incube nouveau venu, et de Ridley, la Sirène déchue, Ethan et Lena vont vivre une nouvelle année de rêves et de cauchemars. Entre malédiction et trahisons, le choix de l'amour est-il encore possible ?


Mon avis : Troisième tome de la saga des lunes, 18 Lunes est aussi enchanteur et prenant que les deux autres ! On retrouve tout notre petit monde des tomes précédents, et bizarrement, on ne s'en lasse pas.
Deux minuscules bémols tout de même : d'une part, la légère impression de répétition avec l'air occulte et les appels, et également quelques longueurs dans celui-ci qu'on n'avait pas dans les deux autres. En effet, ce troisième tome se passe presque entièrement dans Gatlin, et on a presque une sensation étouffante de huis-clos, renforcée par la canicule et l'invasion des criquets. Peu d'aventures dans les Tunnels, presque pas de combats, et des nouveaux personnages peu présents (Lillum et le Bokor).
Malgré cela, ce tome est très intéressant. On en apprend encore davantage sur Macon, sur les pouvoirs des Enchanteurs, sur John Breed et les autres, mais surtout sur Sarafine, qu'on découvre sous un autre aspect, ce qui donne un peu plus de profondeur à son personnage.
Les descriptions des décors apocalyptiques sont parfaits, très réalistes ; on se sent oppressé, transpirant, on a l'impression de sentir la chaleur telle une chape de plomb sur nos épaules, on frémit au son des criquets qui dévastent tout.
Les transformations d'Ethan sont très bien mises en scène : par petites touches subtiles, mais de plus en plus intrigantes, jusqu'au moment crucial.
L'utilisation de la prof est également vraiment sympa, et très drôle, ainsi que sa relation mystérieuse avec le père d'Ethan.
Quant à l'histoire en elle-même, elle est fidèle à ce qu'on avait déjà lu dans les deux tomes précédents, et tout est cohérent. Cette histoire est vraiment captivante dans le sens où, même si le sujet est assez enfantin et léger, on à l'impression d'apprendre quelque chose et d'intégrer une caste secrète et mystique, presque comme lorsqu'on lit un roman de Dan Brown. Rien n'est réel dans la saga des lunes, mais ça en donne l'impression, ce qui en fait, selon moi, un bouquin réussi !

Vendredi 21 octobre 2011 à 15:58

http://book-emissaire.cowblog.fr/images/memoiredunenuitdorage240090250400.jpgGenre : Thriller


Résumé : Jody n’était qu’une enfant lorsque ses parents furent assassinés. Vingt-trois ans plus tard, c’est pour elle un choc d’une grande violence quand elle apprend que leur meurtrier est libéré. Tandis que ses vieilles blessures se rouvrent, de nouvelles questions l’assaillent : Que s’est-il vraiment passé le soir du meurtre ? Pourquoi n’a-t-on jamais retrouvé le corps de sa mère ? Et si la vérité n’était pas celle qu’elle avait toujours crue ?


Mon avis : J'ai beaucoup aimé ce roman, que j'ai d'ailleurs dévoré en à peine 3 jours. Je lis tellement de romans policiers et de thriller que j'ai du mal à les trouver originaux la plupart du temps, mais celui-ci m'a vraiment plu.
L'héroïne est vraiment très attachante, ainsi que presque tout le reste de sa famille. L'endroit et le contexte sont aussi deux détails originaux : l'impression de huis-clos dégagé par cette toute petite ville où tout le monde se connaît et où une seule famille règne en maîtres, est relativement stressante, ce qui apporte un petit plus à ce drame familial très bien raconté. L'ambiance cow-boy et rodéo n'est pas pour me déplaire non plus d'ailleurs.
J'ai beaucoup aimé également la construction du roman, avec les flashs-backs très bien orchestrés et parfaitement compréhensibles.

Vendredi 21 octobre 2011 à 15:44

http://book-emissaire.cowblog.fr/images/mauvaisesfrequentations241079250400.jpgGenre : Roman policier


Résumé : Rachel Knight va devenir votre nouvelle héroïne favorite ! Jeune femme procureur, attachante et drôle, elle est aussi prête à braver tous les dangers, surtout lorsqu’il s’agit de sauver la réputation d’un ami mort dans des circonstances sordides. Confrontée à de sombres affaires de viol, de pédophilie et de corruption, elle sera la cible de violentes attaques.


Mon avis : Premier roman de celle qui a été la procureure dans l'affaire OJ Simpson, "Mauvaises Fréquentations" est somme toute assez léger.
Il y a tous les éléments pour en faire un thriller haletant, plein de suspense et de rebondissements, mais au final, c'est juste un polar pas mauvais, sympatoche, pas prise de tête, et assez convenu. Gros point fort : les personnages. Rachel et Bailey sont passionnantes à suivre tout au long de leur enquête, Toni est vraiment sympa, pareil pour Graden, Drew...etc On a envie de les connaître et de faire partie de leur petite bande, de siroter un Martini au bar de l'hôtel le soir après le boulot.
Quant à l'enquête, comme je le disais, il y avait tous les bons éléments, et le résultat n'est pas mauvais, mais on ne sent pas pris dans les engrenages d'une machination comme annoncé. L'enquête a l'air de se dérouler comme sur des roulettes (mais peut-être que c'est moi qui lis trop de polars tordus).

Jeudi 13 octobre 2011 à 15:37

http://book-emissaire.cowblog.fr/images/souffle.gifGenre : Roman policier réel


Résumé : "S'il m'arrive malheur, veille à ce qu'on ouvre une enquête, et promets-moi que tu demanderas à Ann Rule de raconter mon histoire."
Telle est l'étrange supplique qu'adresse Sheila à sa sœur, quelque temps après son divorce. Dix ans plus tard, on retrouve au bord de sa piscine son corps gisant dans une mare de sang. Autour d'elle, les traces de pas de ses quatre bambins. Sheila Blackthorne avait pourtant refait sa vie, protégé son anonymat, construit une nouvelle famille, mais elle sentait, depuis toujours, planer une ombre au-dessus de son bonheur. Celle d'un homme qui s'était juré de la harceler sans relâche.


Mon avis : Ce roman d'Ann Rule est différent des autres que j'ai lus pour une simple et bonne raison : ici, il n'y a qu'une seule victime. Nous n'avons pas affaire à un tueur en série, ni à quelqu'un connu pour ses meurtres atroces.
L'histoire d'Allen et de Sheila est un cas isolé, un drame qui commence comme une banale histoire d'amour qui finit en divorce et où les deux parents se disputent la garde de leurs enfants. Une affaire tellement courante et banale, en somme !
Seulement Allen n'est pas un homme banal. Arrogant, sûr de lui, prétentieux, machiavélique, avide de pouvoir, il n'aura de cesse de faire souffrir Sheila, de lui gâcher la vie, d'avoir absolument le dessus sur elle. Lorsqu'Allen devient millionnaire, tout s'accélère. Il a des dizaines de personnes pour lui lécher les bottes et faire ses quatre volontés, jusqu'à cette idée meurtrière...
Quant à Sheila, pourtant bien entourée d'amis, de sa famille, d'avocats, de ses enfants, puis de son nouveau mari, elle ne fera que chercher, toute sa vie, à fuir Allen, à le contrer, à protéger ses enfants, à sauver sa peau, à obtenir gain de cause.
Le temps qu'il a fallu pour qu'Allen soit arrêté est inadmissible. Pourtant, et encore une fois grâce à Ann Rule, on se rend bien compte que la police a fait son maximum et n'a jamais cessé de chercher les preuves incriminant l'ex-mari de Sheila.
La fin est immensément triste, mais bien sûr, mais on la connaissait en commençant le livre...
Petit détail à l'attention des traducteurs et des éditeurs : pourquoi dire en quatrième de couverture que le corps de Sheila est retrouvé au bord de la piscine alors qu'il n'a jamais bougé de la cuisine, et que la piscine n'est même pas mentionnée au moment de la découverte du cadavre ?? Et ce n'est qu'un détail ! Personne ne relit les scripts avant qu'ils soient envoyés à l'imprimeur ? Embauchez du monde, bon sang, mais épargnez-nous ces fautes grotesques !

Jeudi 13 octobre 2011 à 14:49

http://book-emissaire.cowblog.fr/images/riviere.jpgGenre : Roman policier réel


Résumé : En novembre 2001, Gary Ridgway, le tueur en série le plus meurtrier des États-Unis, est enfin arrêté. L'assassin de la "Green River", le fleuve vaseux dans lequel il plongeait ses victimes après les avoir violées et étranglées, échappait à la police depuis vingt ans. Voilà justement vingt ans qu'Ann Rule suit pas à pas les avancées de l'enquête, qu'elle réunit des indices sur le tueur et son mode opératoire, qu'elle collecte des informations sur les quarante-huit victimes.
Qu'avaient en commun ces jeunes filles au physique si différent ? Leur fragilité psychologique, leur existence marquée par des drames indélébiles ? La réponse se trouve-t-elle au fond de cette rivière rouge sang, sinistre sillage d'un serial killer qui se croyait insaisissable ?



Mon avis : Encore un "vrai roman" d'Ann Rule qui m'a littéralement prise dans ses filets ! Le "tueur de la Green River", presque aussi légendaire que Ted Bundy, nous en fait voir de toutes les couleurs. Leur grande différence ? La victimologie. Si Ted Bundy s'en prenait à des jeunes filles intelligentes et cultivées, souvent étudiantes de bonnes familles, Gary Ridgway ne s'intéressait qu'aux prostituées, aux laissées-pour-compte, "aux déchets de la société". Ann Rule, avec sa façon bien à elle de présenter les victimes, nous rappelle justement que ces "déchets" qui arpentent les rues de certaines villes des USA, ont été, comme nous, des petites filles, des êtres humains avec une famille et des gens qui tenaient à elles. Ridgway s'en ait pris pendant des années aux faibles, celles qui n'avaient déjà plus la force de se défendre contre leurs propres vies, celles qui étaient dépendantes de l'argent et de la drogue, qui osaient s'aventurer seules la nuit dans les rues malfamées. Il les a torturées, humiliées, violées, étranglées, abandonnées dans la rivière boueuse, les laissant parfois aux mâchoires des animaux sauvages dans la forêt, de sorte que plusieurs d'entre elles ne furent jamais identifiées.
Il est passionnant de lire cette histoire à travers le regard d'Ann Rule : elle sait le travail titanesque abattu par les policiers à une époque où l'ADN en était à ses balbutiements, elle connaît la peine et le désarroi des familles des victimes qui n'ont jamais récupéré le corps de leurs filles. Sans jamais verser dans le pathos, ses écrits sont remplis d'émotion ; même si on le sait, elle nous prouve à quel point certains hommes peuvent être capables de cruauté envers leurs semblables, et à quel point nous les femmes sommes encore faibles face à un tueur sanguinaire.

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